Douleur mâchoire covid : causes, symptômes et solutions pour soulager
La douleur de mâchoire peut être liée au Covid via une atteinte des nerfs crâniens.
- 35 % des patients Covid développent des symptômes neurologiques.
- Le virus atteint les nerfs crâniens innervant la mâchoire.
- Douleur mâchoire, marqueur évocateur du variant XFG.
- 15 000 à 20 000 anciens malades touchés par des séquelles.
- Douleurs persistant au-delà de 3 mois : consulter un médecin.
- Examen dentaire conseillé 3 à 6 mois après l’infection.
Le lien entre le Covid-19 et les douleurs de mâchoire
Pourquoi le Covid-19 provoque-t-il des douleurs de mâchoire ?
Le Covid-19 n’est pas qu’une infection respiratoire. Environ 35 % des patients Covid développent des symptômes neurologiques, selon une étude publiée dans The Lancet. Le virus peut en effet atteindre directement les nerfs crâniens, ceux qui innervent la mâchoire et la sensibilité du visage. Cette neuroinvasion virale expliquerait une partie des douleurs maxillaires ressenties pendant ou après l’infection.
Chez certains patients, ces douleurs s’installent dans la durée. Des données de l’hôpital Foch indiquent que 15 000 à 20 000 anciens malades modérés connaissent une résurgence de symptômes, parfois plusieurs semaines après la guérison. La mâchoire peut alors devenir un point douloureux persistant, sans lien apparent avec un problème dentaire classique.
Le variant XFG et la douleur mâchoire : ce qu’il faut savoir
Avec l’émergence du variant XFG, surnommé « variant Frankenstein » sur les réseaux sociaux, la douleur de mâchoire est passée du statut de symptôme rare à celui de marqueur évocateur. Voici ce qui ressort des signalements :
- Douleur mâchoire marqueur XFG : symptôme rare devenu signe distinctif du variant
- Atteinte des nerfs crâniens : douleurs irradiant vers dents et crâne
- Séquelles chez anciens malades modérés : 15 000 à 20 000 concernés selon l’hôpital Foch
Ces douleurs ne signifient pas forcément une complication grave. Elles traduisent souvent une irritation nerveuse liée à l’infection. Si elles persistent au-delà de 3 mois, une consultation s’impose pour écarter une autre cause.
Symptômes douloureux post-Covid (Covid long)

Chez certaines personnes, les symptômes buccaux persistent au moins 3 mois après la guérison. On parle alors de Covid long. Les douleurs de mâchoire, les maux de tête et les douleurs d’oreille comptent parmi les plaintes les plus fréquemment rapportées, avec parfois des acouphènes associés.
La douleur dentaire prend souvent une forme caractéristique : vive le matin, plus sourde l’après-midi, et irradiant des dents vers la mâchoire. D’autres signes buccaux accompagnent parfois ce tableau : bouche sèche, altération du goût, ulcères ou ectasie des glandes salivaires, surtout après une forme sévère.
Ces douleurs peuvent aussi provenir d’une tension musculaire chronique liée au stress de la maladie. Un examen dentaire est recommandé dans un délai de 3 à 6 mois après l’infection pour écarter une cause locale et adapter la prise en charge.
Solutions et traitements pour soulager la douleur
La douleur de mâchoire liée au Covid ou au Covid long se soulage avec des gestes simples, à appliquer dès les premières tensions. Voici les solutions concrètes recommandées, du plus immédiat au plus préventif.
- Compresses froides : appliquez-les sur la mâchoire douloureuse 15 à 20 minutes, plusieurs fois par jour.
- Antalgiques : prise régulière, sans attendre que la douleur s’intensifie.
- Gouttière nocturne : recommandée si le bruxisme ou le serrement des dents est identifié.
- Aliments durs ou collants : à éviter le temps de la guérison pour ne pas aggraver l’articulation.
- Repos de la mâchoire : limitez les mouvements douloureux (mastication longue, bâillements forcés).
Attention à un point important : les AINS comme l’ibuprofène ou le kétoprofène sont déconseillés en cas de Covid actif. Privilégiez le paracétamol et demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant toute prise.
En parallèle, une hygiène bucco-dentaire rigoureuse aide à prévenir les complications. Brossez-vous les dents 2 minutes, deux fois par jour, avec une brosse souple pour ne pas irriter des gencives déjà fragilisées.
Si la douleur persiste au-delà de quelques jours malgré ces mesures, un examen dentaire est recommandé dans un délai de 3 à 6 mois après l’infection. Consultez sans attendre en cas de fièvre, de gonflement du visage ou de difficulté à ouvrir la bouche.
Complications dentaires et buccales après le Covid
| Complication buccale | Population concernée | Fréquence ou risque observé |
|---|---|---|
| Candidose orale | Patients hospitalisés | 20 % des cas |
| Parodontite | Patients Covid | Risque 3,5 fois plus élevé en soins intensifs |
| Parodontite | Patients Covid | Risque 4,5 fois plus élevé d’assistance respiratoire |
| Parodontite | Patients Covid | Risque 9 fois plus élevé de décès |
| Gingivite | Covid long | Inflammation accrue des gencives |
| Bruxisme | Post-Covid | Serrement mâchoire nocturne |
Ces complications s’expliquent par plusieurs mécanismes. Le virus affaiblit les défenses immunitaires locales de la bouche, ce qui favorise les infections opportunistes comme la candidose. Une étude menée à l’UCSF a montré que 20 % des patients hospitalisés pour Covid développaient une candidose orale.
Autre constat préoccupant : la parodontite (maladie des gencives) semble aggraver le pronostic du Covid. Selon l’EFP (Fédération Européenne de Parodontologie), les patients atteints de parodontite présentent un risque 3,5 fois plus élevé d’admission en soins intensifs, un risque 4,5 fois plus élevé d’assistance respiratoire et un risque 9 fois plus élevé de décès lié au Covid-19.
Enfin, le bruxisme et le serrement de mâchoire sont des complications fréquentes après l’infection. Ces habitudes, souvent liées au stress, peuvent provoquer des douleurs dentaires, des fissures d’émail et une usure prématurée des dents.
À découvrir aussi
Le bruxisme et le serrement de mâchoire évoqués ici rappellent que le Covid touche aussi la sphère bucco-dentaire : le lien entre COVID et santé bucco-dentaire détaille ces symptômes orofaciaux et les gestes de prévention à adopter.
Enfin, quand la salive se raréfie, la perception des saveurs se fausse et un goût salé inexpliqué peut apparaître, surtout en cas de diabète.
Autre conséquence fréquente de l'infection, un goût métallique persistant en bouche peut s'installer, souvent lié à une carence ou à un médicament.
Un examen dentaire est recommandé 3 à 6 mois après une infection Covid, surtout si des symptômes buccaux persistent au-delà de 3 mois. Un brossage de 2 minutes deux fois par jour reste la meilleure prévention.
Stress et anxiété comme facteurs déclenchants
Le contexte pandémique a généré un stress massif : 80 % des personnes déclaraient un stress directement lié au Covid-19 selon l’OMS. Ce climat anxiogène agit comme un amplificateur des douleurs de mâchoire, car le corps réagit à la tension en contractant les muscles de la face.
Le mécanisme est bien connu : le stress chronique favorise le bruxisme (grincement de dents) et le serrement inconscient de la mâchoire, souvent la nuit. Résultat, une tension musculaire chronique s’installe et aggrave les douleurs articulaires et dentaires.
Pour briser ce cercle, des techniques simples existent : méditation, yoga, respiration profonde, ou l’aide d’un professionnel via des thérapies comportementales. Ces approches réduisent les tensions et, avec elles, la douleur.
